Pourquoi on abandonne (parfois) un projet tricot – Et pourquoi ce n’est pas grave

Pourquoi on abandonne (parfois) un projet tricot – Et pourquoi ce n’est pas grave

Il y a des tricots qu’on commence avec enthousiasme… et qu’on termine trois ans plus tard (quand on les termine).
Dans cette vidéo, je vous raconte mon histoire avec le gilet Zoria de Marzena Kolaczek, un projet commencé en 2022, souvent mis de côté, mais que j’ai enfin terminé.

À travers ce retour d’expérience très personnel, je vous partage les 5 grandes raisons qui peuvent expliquer pourquoi un projet tricot reste en plan. Un article entre introspection, bienveillance et conseils pratiques pour toutes celles et ceux qui, comme moi, ont parfois un panier d’encours bien rempli.

🎥 Le contexte : un projet tricot commencé en 2022 (et enfin terminé en direct !)

Le gilet Zoria, je l’ai monté en 2022… et il m’aura fallu trois ans pour le terminer, avec au moins vingt pauses.
Entre-temps, j’ai eu un bébé, changé de méthode de tricot, démarré une dizaine d’autres projets… et surtout, j’ai beaucoup appris sur ma façon de fonctionner.

Pendant cette vidéo, je vous emmène avec moi sur les derniers rangs de ce projet et je vous explique les raisons concrètes qui me poussent à abandonner, sans culpabilité, cet ouvrage et bien d’autres.

✋ Les 5 raisons pour lesquelles on abandonne un projet tricot

1. Un projet plus excitant prend le dessus

Il suffit d’un nouveau patron coup de cœur ou d’une laine irrésistible pour que l’encours actuel nous paraisse soudainement bien fade.
C’est exactement ce qui s’est passé avec Zoria : à chaque fois que je le reprenais, un autre projet me faisait plus envie. Et c’est normal. Le tricot, c’est aussi une histoire de désir et de nouveauté.

2. Le changement de saison casse l’élan

Tricoter un gilet moelleux en plein mois d’août ? Pas toujours motivant…
Avec Zoria, le combo laine + mohair est franchement désagréable à manipuler en plein été.
Résultat : je l’ai repris à chaque printemps mais je l’ai également posé dès les beaux jours, pour ne plus y toucher jusqu’à un prochain élan de motivation

3. Le tricot n’est pas agréable

Des côtes semi-torses interminables, une aiguille trop pointue… Quand l’expérience devient pénible, on traîne des pieds.
J’ai mis des mois à finir la première manche du gilet. Et puis j’ai changé de technique (je suis passée au tricot continental) et tout est devenu plus fluide. La deuxième manche a été tricotée en deux semaines. Parfois, il suffit d’un ajustement technique pour retrouver le plaisir.

4. Le style (ou le rendu) ne nous convient plus

On peut aimer un modèle… et réaliser, en cours de route, qu’il ne nous correspond pas : pas la bonne coupe, pas la bonne couleur, pas envie de le porter.
Aujourd’hui, je fais plus attention à ma colorimétrie et à mon style vestimentaire.
Si un projet ne me fait pas vibrer visuellement, j’ai appris à accepter que ce n’est pas “juste un passage à vide”… mais un vrai signal qu’il vaut mieux passer à autre chose.

5. Une erreur qu’on n’a pas envie de corriger

Une erreur de motif, un décalage dans un diagramme, une taille complètement à côté…
Ça arrive. Et parfois, on n’a ni l’énergie ni l’envie de réparer.
C’est OK. Mieux vaut poser un projet ou le détricoter que de le laisser peser dans un coin.

💡 Ce qu’on peut retenir (et appliquer à ses propres encours)

🎯 1. Écouter ses envies du moment

L’enthousiasme pour un nouveau projet n’est pas un manque de discipline. C’est le moteur du plaisir créatif.

🌡️ 2. Adapter ses projets à la saison

Tricoter une grosse laine en plein été, c’est possible… mais pas toujours agréable. Anticiper, c’est aussi se donner plus de chances d’aller au bout.

🎨 3. Choisir des projets en accord avec son style

Apprendre à dire non à un modèle qui ne nous correspond plus, c’est aussi se respecter.

✋ 4. Prioriser le confort de tricot

Changer de méthode, d’aiguilles, ajuster un point… c’est parfois tout ce qu’il faut pour débloquer une frustration.

🧰 5. S’aider d’outils adaptés

Pour suivre mes rangs, noter mes modifications, je passe par une appli (GoodNotes). Ça change tout, surtout sur les projets longs (et sur les projets posés il y a longtemps).

💬 6. Accepter d’abandonner

Mettre un projet de côté, ce n’est pas un échec. C’est choisir de préserver son plaisir de tricoter et son bien-être.

🤗 Et vous, pourquoi avez-vous laissé tomber ce projet ?

Parce qu’on en a tous·tes un. Ou deux. Ou sept 😅
Dites-moi en commentaire :
– Quel est votre projet “en pause” en ce moment ?
– Vous comptez le reprendre ? Le détricoter ? Le transformer ?
– Quelles sont vos propres raisons d’abandonner un tricot ?

On a toutes une manière différente de pratiquer le tricot. Ce qui compte, c’est que ce soit une source de joie. Pas de pression inutile, pas de culpabilité. Juste du plaisir, de la créativité… et parfois, un peu de patience ✨

1 Commentaire
  • Elisabeth Le Bourhis
    Posted at 15:34h, 19 août Répondre

    Bonjour Alice,
    C’est vrai, il y a des projets qu’on abandonne et des projets qu’on met plusieurs années à terminer ; c’est le cas d’un pull en côtes anglaises que j’ai terminé au bout de trois ans !!! Une fois terminé, il y avait tellement d’irrégularités que j’ai tout détricoté et j’en ai fait des carrés pour faire un plaid .
    Et ce matin, j’ai failli abandonner avant même d’avoir commencé : j’ai commandé hier le patron du cumulus blouse de petite knit et en lisant les explications je ne comprenais rien (je débute en tricot circulaire), je cherchais donc l’équivalent en aiguilles droites, en allant d’un site à l’autre quand je suis tombé tout à fait par hasard sur votre site et la vidéo correspondant au modèle. Et là ça a été l’illumination : avec vos explications , j’ai compris !
    Alors, je vous dis un grand merci pour cet article et pour votre site (qui me correspond bien car comme vous je fais de la couture, de la broderie et d’autres DIY)
    Je vais continuer à vous suivre
    Elisabeth

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