Mes tiroirs débordent d’outils de tricot. Et pourtant, sur tout ce que j’y ai accumulé en dix ans de pratique, je n’utilise vraiment qu’une poignée d’entre eux à chaque séance.

Si vous débutez et que vous vous demandez quel est le matériel indispensable pour tricoter, rassurez-vous, la liste est courte. Ce n’est pas une question de minimalisme forcé, c’est simplement que le tricot ne demande pas grand-chose pour commencer.

À la fin de cet article, vous saurez ce qu’il vous faut acheter avant votre premier projet, ce que vous pouvez emprunter ou tester avant d’investir, et ce que vous pouvez tout à fait laisser de côté sans rien perdre à la pratique.

Ce que j’achète en tout premier, sans hésiter

Pour tricoter, il faut de la laine et des aiguilles adaptées à cette laine. Rien d’autre n’est vraiment obligatoire au tout début.

Si vous n’avez jamais tricoté, empruntez une paire d’aiguilles avant d’en acheter. Ça permet de valider l’intérêt pour ce loisir sans faire un achat inutile.

Il existe deux types d’aiguilles. Les aiguilles droites, en bois ou en métal, mesurent au minimum une trentaine de centimètres et se rangent difficilement. Les aiguilles circulaires, reliées par un câble, permettent de tout tricoter et prennent beaucoup moins de place. Sur mes aiguilles circulaires interchangeables, je peux même dévisser les aiguilles et changer de longueur de câble selon le projet. C’est ce format que je recommande si vous devez n’en choisir qu’un.

Ma trousse de survie, celle que j’ai toujours sur moi

Au-delà de la laine et des aiguilles, il y a un petit kit que j’emmène partout où je tricote.

  • Un carnet et un crayon, pour noter où j’en suis et compter mes rangs
  • Une paire de ciseaux
  • Une aiguille à laine, à gros chas, pour rentrer les fils de démarrage, de fin, et ceux d’un changement de pelote
  • Des anneaux marqueurs
  • Un crochet, taille moyenne autour de 4 mm

Ce carnet, c’est le cœur de mon organisation tricot.

Le crochet a l’air d’un outil de trop dans une trousse de tricot, mais il sert à rattraper une maille perdue et à relever des mailles le long d’un bord. Le geste est plus facile à comprendre en le voyant qu’en le lisant.

Vous pouvez voir ce geste en détail dans la vidéo, c’est plus facile à visualiser en mouvement la première fois.

Rangez cette trousse avec votre tricot en cours dans un sac. N’importe quel tote bag fait l’affaire, pas besoin d’un sac à projet dédié pour commencer.

Le moment où j’ai investi dans un vrai kit d’aiguilles

Tant que vous ne tricotez qu’un projet à la fois, une seule paire d’aiguilles suffit. C’est quand les projets se multiplient qu’un kit devient utile, parce que chaque laine demande une grosseur d’aiguille différente.

J’ai commencé avec des aiguilles Knit Pro Symphony, en bois, dans leur version interchangeable.

KitContenuPrix repère
Kit débutant Knit Pro Symphony3 paires (4, 5, 6 mm), 3 câbles, petits accessoiresenviron 32 €
Kit complet Knit Pro Symphony8 paires (3,5 à 8 mm), 4 longueurs de câbleenviron 65 à 70 €, soit 8 € la paire

Aujourd’hui je tricote surtout avec des aiguilles Chiaogoo, en métal, plus onéreuses mais qui glissent davantage. Avant d’investir, osez tester les deux matières si vous le pouvez, c’est une vraie question de préférence et pas de qualité.

L’avantage de ces kits, au-delà du prix, c’est qu’ils sont vendus dans une trousse dédiée : vos aiguilles restent rangées plutôt que mélangées à votre tricot.

Voici à quoi ressemble ma trousse. J’ai troqué les trousses des kits pour une trousse à mon goût (qui n’est malheureusement plus disponible à la vente) mais vous voyez l’idée. Je peux mettre mes 2 kits dans la même trousse : les aiguilles dans les petites poches à droite et les câbles dans la poche zippée à gauche.

Trousse compacte contenant toute la collection d'aiguilles circulaires interchangeables, câbles et accessoires

Ce qui traîne dans ma trousse sans jamais servir

Une fois qu’on tricote depuis un moment, la tentation d’acheter plus grandit. Dans bien des cas, un accessoire supplémentaire rend vraiment service, mais pas toujours.

L’entretien des tricots devient utile une fois qu’on porte régulièrement ses pulls faits main, parce que les bouloches arrivent forcément. J’utilise un outil manuel de la marque Gleener depuis des années et j’en suis contente. Je n’ai jamais testé de rasoir électrique, par choix, pas par jugement sur ceux qui les adorent.

Outil anti-bouloches Gleener utilisé sur la manche d'un pull en laine verte

Le dévidoir et le bobinoir servent à transformer un écheveau en pelote. Ce ne sont pas des indispensables pour débuter, d’autant que les laines vendues en écheveau sont souvent teintes à la main et plus chères. J’ai tricoté plusieurs années sans ces outils, en défaisant mes écheveaux à la main, aidée du dossier d’une chaise.

La voici, celle qui dort dans ma trousse depuis plusieurs années. Elle est très belle et fonctionne très bien mais je ne pense jamais à la sortir !

Bague compte-rangs métallique irisée tenue entre les doigts, avec des chiffres gravés pour compter les rangs

Vous n’avez pas besoin de beaucoup de matériel pour tricoter. Le reste, achetez-le quand un vrai besoin se présente, pas par réflexe.

Et vous, dans votre trousse de tricot, y a-t-il un outil acheté avec enthousiasme et jamais ressorti depuis ?

Je vous souhaite un bon tricot et je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures créatives !